Dimanche 24 mai 2009 7 24 /05 /Mai /2009 10:35
L'idée est de créer un tunnel permettant de relier les principale gares parisiennes

Interconnexion sud

 

Les trains qui assurent les liaisons Bordeaux ou Nantes vers Lyon Lille ou Strasbourg doivent transiter par la Grande Ceinture entre Créteil et Massy, qui est saturée à cause des RER Ct des trains de fret. On envisage donc de double ce tronçon par une LGV entre Massy et la LGV interconnexion est. Le tunnel pourrait éviter de construire cette ligne.

 

Temps de parcours

La ligne droite est la plus court trajet entre deux points. Un Lille - Le-Mans par Roissy,Marne-la-Vallée-Massy met aujourd'hui 2h32. Un Lille-Paris 1h02 et un Paris-Le Mans 0h54. En ajoutant 15mn (traversée du tunnel et temps d'arrêts en gare) on arrive donc à Lille – Le-Mans par Paris en 2h11, soit un gain de temps de 20mn.

 

Il paraît difficile d'obtenir les même gains en améliorant la ligne d'interconnexion sud. En effet Marne-la-Vallée Massy prend 30 mn en roulant 25 km sur ligne classique (grande ceinture) et 44 km sur la LGV interconnexion est. Il est impossible de pouvoir gagner 20mnn en améliorant 25km de voie, surtout si on prévoit un arrêt intermédiaire à Orly.

 

Coûts

Le tracé le plus probable de la LGV interconnexion sud coûte 2,6 milliards d'euros 

 

Un tunnel dans Paris coûte entre 120 et 200 millions d'euros le km. Un projet de tunnel entre Gare du Nord et Gare de Lyon avait ainsi été estimé à 1 milliard par la SNCF.  Le trajet Montparnasse – Gare du Nord représentant à peu près la même distance de 5km, le coût devrait  être similaire.

 

 

Desserte de la banlieue sud

  La LGV inteconnexion Sud avait aussi pour objectif d'améliorer la desserte de la banlieue sud, de l'aéroport d'Orly notamment. Avec le tunnel, la gare de  Massy TGV reste desservie puisqu'elle est située sur la LGV atlantique.

 

On ne règle pas le problème de desserte TGV d'Orly mais ce problème peut être résolu en transférant à Orly les lignes a vocation régionales de Roissy (charter, destinations couvertes par les autres aéroports régionaux) et à Roissy les lignes nationales (Antilles, Afrique...). On aurait à Orly un aéroport central (par exemple en augmentant la capacité d'Orlyval, en faisant une correspondance avec le RER C vers  quai d'Antonny et en le prolongeant jusqu'à Juvisy) destiné à la population régionale, et à Roissy un aéroport plus excentrée par rapport à l'agglomération parisienne mais a vocation plus nationale. Massy TGV pourait desservir l'aéroport via les RER B ou C et Orlyval.

 


Desserte de Marne la Vallée et Roissy

La LGV interconnexion Est continuera d'être utilisée par les liaisons entre les grandes gares de l'est de la France: entre Lille, Lyon, Marseille, Nice et Strasbourg.

 

Reste le problème l'accès à Nantes ou Bordaux à partir des gares LGV de l'interconnexion Est.

Dans un premier temps on peut faire passer les Nantes-Strasbourg et les Bordeaux-Strasbourg par la gare du Nord via la LGV interconnexion Est (et donc la gare de Roissy TGV). Si plus tard il est décidé de raccorder la gare de l'Est au tunnel (pour dé-saturer à nouveau la gare du Nord) on pour faire l'inverse: faire passer des trains à direction de la LGV nord par la gare de l'est et la LGV interconnexion.

 

La desserte de Marne-La vallée est plus difficile mais Marne-la-Vallée Paris fait seulement 30km ( Marne-la-Vallée – Roissy 20km) on est loin de la limite de pertinence pour une liaison TGV.

 

Saturation des gares parisiennes

 

Les gares du Nord, de Lyon et de Montparnasse sont aujourd'hui tout près de la saturation.

 

Toutes ces gares sont en cul-de-sac. Or si un quai dans une gare terminus permet de desservir 3 trains l'heure, le même quai dans une gare de passage permet de desservir entre 9 et 12 trains à l'heure. Par ailleurs deux voies dédiées (par exemple au seul trafic TGV) peuvent être parcourues entre 2*20 et 2*24 trains à l'heure.

En convertissant 6 quais, pour desservir un tunnel à double voie, on passe donc de 18 trains à l'heure à 48 trains à l'heure. C'est donc comme si on avait augmenté la capacité de la gare de 10 quais: on double par exemple la capacité TGV de la gare du Nord (11 quais pour les grandes lignes et TGV nord ou Thalys).

 

Trains supplémentaires

A quoi bon augmenter la capacité des gares si il faut plus de trains pour répondre à la nouvelle demande (province-paris + province-province): on ne fait que reporter le problème de saturation sur les lignes radiales.

En heure pleine on peut éviter de recourir a de nouveaux trains en organisant un meilleur remplissage et en utilisant du matériel plus capacitaire, la plupart des liaison utilisant déjà le matériel le plus capacitaire (TGV duplex en unité double) sont entre les grandes villes de Lille, Lyon et Marseille dont les liaison intersecteurs passent par la banlieue parisienne.

 

On peut par contre espérer des relations supplémentaires en heures creuse qui deviennent rentable par l'addition des trajets vers Paris et des intersercteurs.

 

Consequences

 

Desserte des gares de province

On peut imaginer des intersecteurs entre une petite gare de province et une des grandes métropoles régionales. Par exemple un Saint Omer - Paris de 6h30-8h30 se prolonge par un Paris-Nantes en heure creuse (8h40 – 10h50) qui peut se satisfaire d'un train de 300 places.

 

La jonction de deux petites dessertes pourrait par ailleurs permettre des rotations supplémentaires. On peut par exemple imaginer créer un Arcachon- Saint-Omer à la mi journée qui serait rentabilisée par les nouvelles possibilités de correspondance en gare du Nord ou de Montaparnasse, même si les voyageurs qui empruntent la ligne de bout en bout seront extrêmement peu nombreux.

 

Utilisation du matériel

La diametralisation permet d'utiliser plus intensivement le matériel, en évitant les temps de retournement en gare. Elle repousse aussi la maintenance et le nettoyage en province, en bout de ligne.

Robustesse

C'est le plus gros problème de la diametralisation: un incident sur la LGV nord aura des conséquences sur les liaisons Paris-Bordeaux par exemple. Il faudra prévoir un mode dégrade qui permettra de continuer à fonctionner en cas d'incident: par exemple si la LGV nord est bloquées les trains pourront continuer à fonctionner sur la LGV atlantique en devenant terminus gare du Nord.

 

Extensions

Le premier besoin est la liaison Gare du Nord – Montparnasse. La liaison Gare de lyon-Montparnasse est presque aussi nécessaire, mais une LGV Courtalain Passily pourrait la remplacer.


Si on réalise Gare de lyon-Montparnasse , il faut se poser la question de l'organisation des tunnels:

  • soit un réseau en « triangle » avec une branche Gare du Nord – Montparnasse et une branche Gare du Nord – Gare de Lyon.

  • Soit un réseau en étoile avec trois tranche qui se rejoignent vers Chatelet.

Les deux ont des avantages et des inconvénients:

  • le réseau en triangle permet de faire circuler jusqu'à 96 trains à l'heure alors que le réseau en étoile est limité à 72 trains à l'heure (dont 24 sur la liaison Gare du Nord – gare de Lyon qui ne présente pas un grand intérêt pour l'interconnexion). Il augmente la capacité de Montparnasse de 20 quais et celles de Lyon et du Nord de 10 quais.

  • le réseau en étoile permet de construire une gare de correspondance entre les trois lignes à Chatelet, au cœur du réseau régional de transport de l'Ile de France. Il augmente la capacité de chacune des gares de Lyon, Montparnasse et Nord de 16 quais si les trains vers Chatelet ne s'arrêtent pas dans ces gare, de seulement 10 quais dans le cas contraire.

Pour choisir entre ces deux solutions il faut donc étudier ce qui revient le moins cher. Les deux solutions ont a peu près la même distance de tunnel à percer. Il faudra donc comparer les coût de création d'une gare souterraine avec celui de création de 6 quais traversants dans chacune des trois gares historiques .


Si on réalise un réseau en triangle il serait intéressant de se laisser la possibilité de créer plus tard une gare à Chatelet sans pénaliser le trafic pendant les travaux. Il faudra aussi profiter des travaux pour créer deux autres voies entre gare du Nord et Chatelet afin de résoudre le problème actuel de saturation des RER A et D.

Les autres gares parisiennes sont moins saturées par les grandes lignes. On pourra a terme envisager de relier Gare de l'est par un embranchement sur le tunnel gare du nord et Austerlitz sur le tunnel gare de Lyon. Saint-Lazare est plus isolée et sert surtout de gare de banlieue, la configuration en étoile permettrait de la relier à Chatelet, en diminuant la capacité des autres lignes.


Possibilité de forer ?

Le sous sol parisien est très encombré. Il faut donc trouver la place pour passer les tunnels. Il y a 5 km entre gare du nord et Montparnasse, avec la pente maxi admissible par le TGV (3,5%) on peut aller jusqu'à 90m de profondeur au milieu de la ligne. Avec une pente à 1% on arrive à 25m de profondeur, ce qui permet de passer en dessous e des voies RER a Chatelet. Reste à vérifier que l'on peut trouver un passage sur le reste du trajet, pour rejoindre les gares en surfaces...



 

 


Par Sébastien - Publié dans : Projets
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Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /Avr /2009 11:12
L'accessibilité routière de Louvigny est souvent comparée à l'accessibilité ferroviaire de Vandières. Pourtant, même si l'on fait abstraction des coûts cachés du transport automobile (budget des automobiliste,  coûts environnementaux et sociaux, financement des infrastructure routières, bouchons...) la perte d'accessibilité routière de Vandières est totalement marginale par rapport à son intégration dans le réseau de transport en commun régional.

Opposition centre-banlieue
Vandières favoriserait les habitants des centre villes, qui sont près d'une gare TER alors que Louvingy, plus facilement accessible par la route, permettrait un accès plus facile aux habitants des banlieues.

C'est sans doute vrai pour les communes bien situées (au nord de Nancy ou au sud de Metz) mais si il faut contourner la ville le bénéfice est moins important. Par ailleurs les communes situées sur la ligne Nancy-Metz possèdent une gare TER et le secteur devient rapidement très rural des qu'on s'éloigne de cette voie ferrée. La réparation des densité de population fait qu'il y a sans doute bien plus de gens près d'une gare TER que d'un accès autoroutier.

Il faut aussi tenir compte du profil social des usagers du TGV. Les habitants du centre sont plutôt des célibataire aisés ou des étudiants alors qu'en périphérie on trouve plutôt des classes moyenne avec enfant. Ne pas avoir de voiture ne peut se concevoir que pour des habitants des centres villes, qui disposent de commerces de proximité et de réseau de transport en commun performant. La population ces centre ville est donc plus utilisatrice du train que les familles de banlieue qui préféreront rouler dans leur voiture de bout en bout (plus économique en famille, plus pratique avec les bagages et les enfants ....) .

Si 'accessibilité routière avait été un argument majeur, la gare aurait pu être construite beaucoup plus près de la sortie d'autoroute. En effet depuis l'A31, les trajets en voiture vers Vandières  ne prennent que 5 minutes de plus que vers Louvigny. Ce désagrément est donc mineur par rapport au problème pose Louvigny pour une personne sans voiture (étudiants, familles avec une seule voiture, personne sans permis).

Un autre argument sont les facilités de parking. Pourtant, malgré le foncier disponible, le coût du stationnement à Louvigny est aussi élevé qu'à la gare de Metz, bien plus qu'à Epinal Thionville ou même à Nancy (alors qu'il est gratuit dans de nombreuses autres gares TGV, par exemple au Creusot  ou en Haute-Picardie). Il est donc facile, à budget équivalent, de trouver un stationnement à partir de ni'mporte quelle gare TER de Lorraine.

L' intérêt de la voiture c'est la flexibilité. Si on doit respecter un horaire de départ de train ça n'a pas d'avantage par rapport à une correspondance TER. Au contraire les risques de  bouchons entraînent une incertitude sur le temps de transport qui oblige à prévoir un temps de correspondance plus long.

Pour  une personne qui arrive ...
Affirmer que la majorité utiliseront leur voiture pour se rendre à la gare, c'est avoir une vision bien pessimiste de l'attractivité de la Lorraine, reléguée en région dortoir. Cela voudrait dire que la gare TGV n'est qu'une gare de banlieue, uniquement utilisée par des locaux pour fuir la région.

En effet les gens qui viennent d'une autre région pour se rendre en Lorraine ne peuvent bien entendu pas y utiliser leur véhicule personnel.
Pour eux ce sont plutôt les centre-villes qui sont des pôle d'attraction. On peut étudier le cas des villes qui possèdent à la foi une gare centrale et une gare en banlieue (par exemple à Lyon la fréquentation des gares de Perache et Satolas).

On peut classer les voyageurs à destination de la Lorraine en quatre familles:
  • Travail: Ce sont les principaux utilisateurs du taxi, surtout si l'entreprise n'est pas en centre ville. En effet la vitesse est importante mais aussi la sécurité horaire. Le TER peut être une bonne alternative si l'entreprise de destination est située à proximité de la gare.
  • Famille: On vient souvent les chercher à la gare. Une correspondance TER permettrait de limiter le trajet des personnes qui viennent les chercher.
  • Tourisme: ce sont  les personnes qui ont le plus besoin d'une correspondance depuis la gare TGV. Ce sont aussi ceux qui modifieront le plus facilement leur projet  si les condition de déplacement ne sont pas pas satisfaisante. Pour les personnes souhaitant visiter les villes du nord-est Nancy et Metz sont ainsi en concurrence directe avec Strasbourg et sa gare de centre ville. Se pose par ailleurs le problème de la desserte des zones touristiques traditionnelles (Meuse, Vosges...).
  • Etudiants et personnes venus assister à un séminaire, un salon, une assemblée générale... Leur besoins sont similaires a ceux des touristes, avec un  pic de fréquentation le vendredi et dimanche  soir.

Ce sont donc surtout les touristes et les étudiants qui pâtissent de la situation de Louvigny. Les navettes bus ont en effet plusieurs problèmes:
  • Le temps de trajet est conséquent (30mn contre 15mn pour un TER direct Vandière-Metz), surtout à cause de la traversée de l'agglomération.
  • Les risques d'embouteillages augmentent les temps de correspondance nécessaire.
  • La rupture de charge en gare de Metz ou Nancy (venant d'Epinal ou Thionville par exemple)  entraient un temps de correspondance supplémentaire et les déplacements entre la gare routière les quais.
  • L'image des bus reste négative auprès du public, et le confort est meilleur en TER.
  • La capacité des navettes est faible (risque de ne pas trouver de place), elles ne sont pas très nombreuses et leurs horaire pas toujours adaptée (car doivent aussi desservir  l'aéroport).
  • Leur subvention coûte 500.000€ par ans à la région, dans les autres gares TGV de nombreuses navettes ont été supprimées après quelques années car elles coûtaient trop chère.
  • N'étant pas intégrées au réseau TER, il n'y a pas de billet TGV-navette unique  (la SNCF propose un prix dégressif en fonction de la distance ..) et peu d'information (elles sont par exemple exclues du calcul d'itinéraire du site sncf.com)

Mais les usagers de taxi sont aussi pénalisés à Louvigny.  Vu l'absence de marche local pour les taxi en dehors des arrêts TGV, il ne restent pas stationné sur place mais doivent venir d'une agglomération voisine. Outre prix de la course d'approche, cela veut dire que la réservation est quasiment obligatoire, la chance de trouver un taxi stationné en gare étant faible. Si aucun n'est disponible sur place, la taille de la zone de desserte implique un temps d'attente considérable quand on appelle un taxi à sa décente de train.


Par Sébastien - Publié dans : Objections
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Jeudi 2 avril 2009 4 02 /04 /Avr /2009 12:36
On présente souvent l'accessibilité ferroviaire comme un moteur de développement. C'est ainsi qu'avant l’arrivée du chemin de fer, Alençon et Le Mans avaient approximativement le même niveau de développement. Alençon a refusé le train, Le Mans l’a accepté et son agglomération est aujourd'hui à peu près cinq fois plus grande.

Mais ce n'est pourtant pas une recette magique. Vers 1850 Reims et Épernay avaient eu aussi un niveau d'activité semblable. La ligne Paris-Strabourg a desservi Épernay alors que Reims n'a été relié que plus tardivement par un embranchement secondaire. Pourtant aujourd'hui Reims est bien plus dynamique. Il existe même des noeuds très important comme Laroche-Migennes ou  Culmont-Chalindrey qui n'ont jamais vraiment réussi à se développer au delà de l'activité ferroviaire.

Le développement local n'est pas l'objectif principal de la gare Lorraine TGV, qui a vocation à desservir l'ensemble de la région.  La valorisation du secteur de Louvigny a pourtant été un argument pour la gare actuelle. Il est donc intéressant de voir pourquoi son potentiel est extrêmement faible alors qu'il y a peut être plus de possibilité à Vandières.

Les incertitudes sur l'avenir de Louvigny ne permettent pas d'expliquer à elles seules l'absence actuelle de développement de cette gare. On peut en effet observer l'échec des autres gares à la campagne (Creusot TGV, TGV Haute-Picardie, Aix-en-Provence TGV  ..) qui n'ont pas réussi à attirer des activités atour d'elles. De même en presque vingt ans l'aéroport de Metz-Nancy n'a pas développé le secteur.

Il n'y a eu l'espoir que certaines entreprises aient à la fois besoin d'un foncier important et de possibilité de déplacement à grande vitesse. Globalement cet espoir a été déçu, sans doute car les entreprises ont d'autres prioritées, comme par exemple un tissus local suffisamment développé pour trouver des prestataires et pour attirer des collaborateurs. Pour un cadre avec enfant il sera par exemple plus rassurant de s'installer près de Vandières. On trouve en effet un collège à Pagny-sur-Moselle et un lycée à Pont-à-Mousson, alors qu'un enfant de Louvigny devra aller jusqu'à Metz dès la sixième.

Il existe à Louvigny la volonté de développer un centre de logistique fret, la gare serait utilisé la nuit pour charger des containers dans des TGV spécialement aménagés. Cela suppose d'une part l'existence du fret par TGV. C'est un projet ancien qui n'a pour le moment pas réussi à se concrétiser en dehors des quelques trains postaux. Par ailleurs, si cette activité venait à se développer, il faudrait encore vérifier que les travaux d'adaptation d'une gare voyageur au transport de containers sont moins coûteux que la création d'une nouvelle plate-forme logistique, éventuellement mieux située. Sur le réseau classique les gares voyageurs et les gares marchandises sont séparées.

La France étant ce qu'elle est, il semble par ailleurs difficile de croire qu'une gare sera attractive pour les entreprises si elle ne propose pas des accès vers Paris. C'est ce qu'on compris Metz et Nancy qui, craignant la concurrence pour leur propres gares centres, ont insisté pour que la gare Lorraine ne soit desservies que par des TGV intersecteurs. Mais il y a par ailleurs la volonté d'avoir des arrêts des trains internationaux (de Francfort/Munich/Zurich vers Paris) qui offriraient de facto une liaison avec la gare de l'Est. Ces arrêts se feront uniquement si il y a assez de monde à monter ou à descendre en gare. L'attractivité des correspondances TER à Vandieres pourrait être un facteur de création de ces arrêts.

C'est enfin l'activité d'une gare qui développe le quartier environnant. Une gare sans fréquentation, ou uniquement utilisée par des migrants pendulaires, n'aura pas plus d'impact qu'une gare de banlieue.
Par Sébastien - Publié dans : Objections
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Mardi 31 mars 2009 2 31 /03 /Mars /2009 11:00
Il n'existe pas de direct entre Trèves et Paris et il est nécessaire d'utiliser un tain régional pour prendre le TGV à Luxembourg ou Sarrebruck. Aujourd'hui, en prévoyant un temps de correspondance raisonnable, les meilleurs durées de trajet entre Trèves et Paris sont donc de 3h10.

On peut améliorer ce temps de parcours en prolongent les TGV depuis Luxembourg.  Sans arrêts intermédiaires il est possible de faire Trèves-Luxembourg en 40mn, ce qui amènerait la durée d'un Trèves-Paris à 2h50.

En prolongeant le train qui est en dépôt la nuit à Luxembourg, on aurait par exemple:
  • Trèves (05:55) Luxembourg (06:36) Thionville(7:02) Metz(07:21) Paris(08:49)
  • Paris (18:39) Metz(20:02) Thionville(20:22) Luxembourg(20:51) Trèves(21:35)

Si cette liaison est un succès, il sera possible de proposer des dessertes qui évitent Luxembourg. En passant par la ligne Apach-Thionville on pourrait en effet gagner environ 15 minutes, ce qui amènerait la durée du trajet à 2h35: 50mn pour Trèves-Thionville et 1h45 pour Thionville-Paris. On pourra alors prolonger jusqu'à Coblence, ce qui mettra Coblence-Paris à 3h45 (contre 4h30 aujourd'hui)

Cette ligne permettrait également d'améliorer les liaisons entre la Lorraine et l'Allemagne, en offrant des trajets Trèves-Metz en 1h10 et Coblence-Metz en 2h20.

Avec une amélioration des voies  le passage par Luxembourg est probablement plus avantageux que par Perl:
  • seulement 9km en plus sur Trèves-Thionville  (+4% sur Coblence-LGV Est)
  • desserte de Luxembourg avec correspondances vers Belgique  et Longwy
  • tronc commun jusqu'à Luxembourg économise 25km de voie à rénover (-10% sur Coblence-LGV Est)
  • travaux déjà en cours sur Luxembourg-Trèves

Détail:


Tronc commun: 170 km

Par Luxembourg: 75 km

Par Perl: 66 km
Par Sébastien - Publié dans : Projets
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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /Mars /2009 15:12
Il existe en France deux aéroports équipés d'une gare TGV: Paris Roissy et  Lyon Saint-Exupéry.

A l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry, seulement 0,6% des voyages sont en correspondance avec la gare TGV située sur le site. Rapporté au 300 000 passagers annuels de l'aéroport de Metz-Nancy on aboutirait à un trafic moyen de 5 voyageurs par jour.

Si la correspondance TGV-avion fonctionne à Roissy, c'est parce que cet aéroport propose de nombreux vols longs courriers. Les passagers utilisent le TGV pour prendre par exemple un avion vers Tokyo ou New-York, au lieu de prendre un vol intérieur pour rejoindre le hub de Roissy depuis leur aéroport de province. 

L'aéroport de Lyon ne propose quasiment pas de vol longs courriers, mais des destinations vers l'Europe ou le Maghreb que l'on peut généralement atteindre directement depuis les autres aéroports régionaux. 

Metz-Nancy Lorraine est un aéroport à vocation régionale, il ne propose pas de destinations attrayantes pour une correspondance TGV-avion. Par ailleurs les 7 km entre la gare et l'aéroport imposent une rupture de charge supplémentaire.
Par Sébastien - Publié dans : Objections
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